Article Pelomedusa subrufa (Lacepède, 1788) tiré de Toutes les tortues du monde
Répartition. C'est la tortue la plus représentée en Afrique. Elle occupe tout le continent au sud du Sahara. On la trouve également dans la partie ouest et sud de Madagascar, en arabie Saoudite et au Yémen, certainement apportée assez récemment par les hommes.
Caractéristiques. Elle se différencie de la Pelusios par un plastron pauvrement ossifié, non mobile, et par cinq griffes aux pattes avant. Sa taille reste petite, avec 200 mm en moyenne (record de 330 mm en Afrique du Sud, P. Pritchard). Son cou de Pleurodire se déplace latéralement, mais est assez court. Sa dossière est aplatie, de forme ovale régulière. Chez les juvéniles, de légères dentelures peuvent apparaître sur les marginales postérieures. Sa couleur est variable, mais elle est uniformément beige à verdâtre, dans des tons assez clairs, selon les milieux qu'elle occupe. La tête est assez large et plate, chapeautée par une sorte de « heaume » (qui lui a valu son nom anglais), formé de deux grandes écailles supra orbitales suivies de deux écailles temporales et d'une grande écaille frontale. La tête est de couleur souvent identique à la carapace : beige, marron ou olivâtre, avec parfois des mouchetures plus claires ou plus sombres sur le dessus, une gorge plus claire et deus barbillons jaunes de petite taille sous le menton. Le plastron est jaunâtre à crème, mais chez certains individus, il peut être plus sombre, marron avec des sutures presque noires. Il n'a pas de charnière et se rétrécit à l'arrière, pour se terminer par une large encoche anale. Les ponts sont jaunes à marron, assez étroits. Les marginales inférieures sont jaunes, mais il existe parfois des triangles sombres qui suivent les sutures, surtout chez P. S. nia La queue est de même couleur que le reste de l'animal, brune à olivâtre sur le dessus et crème à jaunâtre en dessous. Les pattes sont moyennement palmées et ne possèdent que deux phalanges à chaque doigt.
Sous-espèces. Trois sous-espèces sont reconnues. Elles se différencient surtout par le positionnement des écailles du plastron. P. subrufa subrufa (Péloméduse roussâtre orientale ; Lacepède, 1788) : chez la sous-espèce nominale, les écailles pectorales se rejoignent au milieu du plastron. Cette espèce occupe le plus vaste territoire, dans l'est de l'Afrique, du Soudan jusqu'au Ghana et au sud de la Province du Cap, ainsi qu'à Madagascar (introduit récemment par l'homme). P. subrufa nia Gray, 1863 (Péloméduse roussâtre à taches noires). Ne se trouve qu'en Afrique du Sud et au Natal, depuis l'État d'Orange jusqu'à Kimberley. Ses écailles pectorales se rejoignent au milieu du plastron, lequel est noirâtre ou brun sombre, avec des triangles sombres sur la face plus claire des marginales et des traits sombres sur le dessus de la tête. Taille maximum de 330 mm. P. subrufa olivacea Schweigger, 1812 (Péloméduse roussâtre occidentale). Se trouve au nord de en Éthiopie et au Soudan et, à l'ouest, du Nigeria au Cameroun. Ses écailles pectorales sont largement séparées et sa couleur tend vers l'olivâtre.
Mode de vie. Très inféodée à un milieu présentant des alternances de pluies et de grande sécheresse, cette tortue occupe les mares, marigots, trous d'eau, dans les régions de plaines et de savanes, ou des hauts plateaux jusqu'à 3 100 m. Durant la saison des pluies, elle se déplace de mare en mare et lorsque ces trous d'eau se tarissent, elle s'enfouit profondément dans la boue et estive pendant de longs mois , tandis que le sol forme une croûte dure, sous laquelle persiste un peu d'humilité. On retrouve ce comportement chez certaines autres Pleurodres australiennes et ces longues estivations en milieu desséché les distinguent des Pelusios, qui, elles, ont besoin d'eaux permanentes. Pendant la saison humide, elles partagent souvent leurs trous d'eau avec des hommes ou des ongulés, sans être perturbées par cette commensalité. Elles apprécient alors les bains de soleil sur les berges. Ce sont des tortues opportunistes, à préférence carnivores. Leur milieu est assez pauvre et elles consomment tout ce qui passe à leur portée : insectes, crustacés, poissons, batraciens, mais aussi hors de l'eau : escargots, vers de terre, petits reptiles, jeunes volatiles ou jeunes mammifères. Elles chassent souvent « en bande » et n'hésitent pas à s'en prendre à un volatile ou à un mammifère malade, plus gros qu'elles, qu'elles pourchassent puis noient dans le marigot avant de le dépecer. Elles mangent également les cadavres et tous les animaux morts; même de grande taille. Elles ont été filmées en train de toiletter des rhinocéros : elles viennent délicatement picorer les parasites logés dans la peau de ces gros mammifères. Une sorte de hiérarchie s'installe dans le groupe des tortues sur ce plan, et ce sont les animaux dominants qui nettoient plus assidûment les gros animaux.
Les accouplements se déroulent au printemps ou en automne, selon les latitudes. Le mâle poursuit la femelle, le cou tendu et lui renifle l'orifice cloacal. Il lui mord également la queue et les pattes arrière et se maintient sur elle avec ses larges griffes. Le mâle oscille de la tête d'avant en arrière, fortement, en rejetant de l'eau par les narines (Ernst). Les pontes sont importantes, jusqu'à 42 œufs pour une femelle (16 en moyenne), mais semblent uniques dans l'année. Le nid est profond, en forme de bouteille. Les œufs mesurent en moyenne 38 x 22 mm et sont dotés d'une coquille membraneuse recouverte d'un mucus qui doit les protéger de la dessiccation. L'éclosion intervient 80 jours après, et les nouveaux-nés sont olivâtres à noirâtres, d'une taille de 30 mm.
Protection. C'est un animal largement ramassé et consommé par les ethnies africaines. Ces tortues sont également vendues au bord des routes par les enfants, au début de la saison des pluies, quand elles ressortent de leur cachette de boue. Mais elles sont également déterrées avec des bêches, profondément, par les villageois qui connaissent leurs lieux d'estivation. Toutefois, leur faible poids n'en fait pas un grand objet de consommation et elles ne font pas l'objet de ramassages systématiques aux fins de vente, ni de trafic. Leurs populations semblent encore nombreuses dans toute l'air de répartition.
Répartition. C'est la tortue la plus représentée en Afrique. Elle occupe tout le continent au sud du Sahara. On la trouve également dans la partie ouest et sud de Madagascar, en arabie Saoudite et au Yémen, certainement apportée assez récemment par les hommes.
Caractéristiques. Elle se différencie de la Pelusios par un plastron pauvrement ossifié, non mobile, et par cinq griffes aux pattes avant. Sa taille reste petite, avec 200 mm en moyenne (record de 330 mm en Afrique du Sud, P. Pritchard). Son cou de Pleurodire se déplace latéralement, mais est assez court. Sa dossière est aplatie, de forme ovale régulière. Chez les juvéniles, de légères dentelures peuvent apparaître sur les marginales postérieures. Sa couleur est variable, mais elle est uniformément beige à verdâtre, dans des tons assez clairs, selon les milieux qu'elle occupe. La tête est assez large et plate, chapeautée par une sorte de « heaume » (qui lui a valu son nom anglais), formé de deux grandes écailles supra orbitales suivies de deux écailles temporales et d'une grande écaille frontale. La tête est de couleur souvent identique à la carapace : beige, marron ou olivâtre, avec parfois des mouchetures plus claires ou plus sombres sur le dessus, une gorge plus claire et deus barbillons jaunes de petite taille sous le menton. Le plastron est jaunâtre à crème, mais chez certains individus, il peut être plus sombre, marron avec des sutures presque noires. Il n'a pas de charnière et se rétrécit à l'arrière, pour se terminer par une large encoche anale. Les ponts sont jaunes à marron, assez étroits. Les marginales inférieures sont jaunes, mais il existe parfois des triangles sombres qui suivent les sutures, surtout chez P. S. nia La queue est de même couleur que le reste de l'animal, brune à olivâtre sur le dessus et crème à jaunâtre en dessous. Les pattes sont moyennement palmées et ne possèdent que deux phalanges à chaque doigt.
Sous-espèces. Trois sous-espèces sont reconnues. Elles se différencient surtout par le positionnement des écailles du plastron. P. subrufa subrufa (Péloméduse roussâtre orientale ; Lacepède, 1788) : chez la sous-espèce nominale, les écailles pectorales se rejoignent au milieu du plastron. Cette espèce occupe le plus vaste territoire, dans l'est de l'Afrique, du Soudan jusqu'au Ghana et au sud de la Province du Cap, ainsi qu'à Madagascar (introduit récemment par l'homme). P. subrufa nia Gray, 1863 (Péloméduse roussâtre à taches noires). Ne se trouve qu'en Afrique du Sud et au Natal, depuis l'État d'Orange jusqu'à Kimberley. Ses écailles pectorales se rejoignent au milieu du plastron, lequel est noirâtre ou brun sombre, avec des triangles sombres sur la face plus claire des marginales et des traits sombres sur le dessus de la tête. Taille maximum de 330 mm. P. subrufa olivacea Schweigger, 1812 (Péloméduse roussâtre occidentale). Se trouve au nord de en Éthiopie et au Soudan et, à l'ouest, du Nigeria au Cameroun. Ses écailles pectorales sont largement séparées et sa couleur tend vers l'olivâtre.
Mode de vie. Très inféodée à un milieu présentant des alternances de pluies et de grande sécheresse, cette tortue occupe les mares, marigots, trous d'eau, dans les régions de plaines et de savanes, ou des hauts plateaux jusqu'à 3 100 m. Durant la saison des pluies, elle se déplace de mare en mare et lorsque ces trous d'eau se tarissent, elle s'enfouit profondément dans la boue et estive pendant de longs mois , tandis que le sol forme une croûte dure, sous laquelle persiste un peu d'humilité. On retrouve ce comportement chez certaines autres Pleurodres australiennes et ces longues estivations en milieu desséché les distinguent des Pelusios, qui, elles, ont besoin d'eaux permanentes. Pendant la saison humide, elles partagent souvent leurs trous d'eau avec des hommes ou des ongulés, sans être perturbées par cette commensalité. Elles apprécient alors les bains de soleil sur les berges. Ce sont des tortues opportunistes, à préférence carnivores. Leur milieu est assez pauvre et elles consomment tout ce qui passe à leur portée : insectes, crustacés, poissons, batraciens, mais aussi hors de l'eau : escargots, vers de terre, petits reptiles, jeunes volatiles ou jeunes mammifères. Elles chassent souvent « en bande » et n'hésitent pas à s'en prendre à un volatile ou à un mammifère malade, plus gros qu'elles, qu'elles pourchassent puis noient dans le marigot avant de le dépecer. Elles mangent également les cadavres et tous les animaux morts; même de grande taille. Elles ont été filmées en train de toiletter des rhinocéros : elles viennent délicatement picorer les parasites logés dans la peau de ces gros mammifères. Une sorte de hiérarchie s'installe dans le groupe des tortues sur ce plan, et ce sont les animaux dominants qui nettoient plus assidûment les gros animaux.
Les accouplements se déroulent au printemps ou en automne, selon les latitudes. Le mâle poursuit la femelle, le cou tendu et lui renifle l'orifice cloacal. Il lui mord également la queue et les pattes arrière et se maintient sur elle avec ses larges griffes. Le mâle oscille de la tête d'avant en arrière, fortement, en rejetant de l'eau par les narines (Ernst). Les pontes sont importantes, jusqu'à 42 œufs pour une femelle (16 en moyenne), mais semblent uniques dans l'année. Le nid est profond, en forme de bouteille. Les œufs mesurent en moyenne 38 x 22 mm et sont dotés d'une coquille membraneuse recouverte d'un mucus qui doit les protéger de la dessiccation. L'éclosion intervient 80 jours après, et les nouveaux-nés sont olivâtres à noirâtres, d'une taille de 30 mm.
Protection. C'est un animal largement ramassé et consommé par les ethnies africaines. Ces tortues sont également vendues au bord des routes par les enfants, au début de la saison des pluies, quand elles ressortent de leur cachette de boue. Mais elles sont également déterrées avec des bêches, profondément, par les villageois qui connaissent leurs lieux d'estivation. Toutefois, leur faible poids n'en fait pas un grand objet de consommation et elles ne font pas l'objet de ramassages systématiques aux fins de vente, ni de trafic. Leurs populations semblent encore nombreuses dans toute l'air de répartition.



